Le grand-père de Khaled a fondé l'entreprise en 1968. Un commerce d'épices à Amman qui est devenu un groupe agroalimentaire avec des usines en Jordanie et en Arabie Saoudite, une distribution dans douze marchés arabes, et 800 employés.
Son grand-père était un visionnaire. Son père était un gestionnaire. Khaled a entendu cette distinction toute sa vie — parfois murmurée, parfois dite en face.
Quand son père lui a remis les clés du bureau du CEO l'année dernière, c'était avec un discours que Khaled n'oubliera jamais : « Ton grand-père a construit ça. Moi je l'ai maintenu. Je n'ai pas pu faire plus. C'est toi qui dois l'emmener quelque part. »
Khaled a 34 ans. Il a un MBA d'INSEAD, quatre ans dans un cabinet de conseil, et un amour sincère pour l'entreprise que sa famille a bâtie. Mais il est paralysé par le poids de la question : Où est-ce que je l'emmène ?
L'entreprise est rentable. Stable. Pas en croissance, mais pas en déclin. Chaque marché est « bien ». Chaque distributeur est « OK ». Chaque produit « se vend assez bien ». Il n'y a pas de crise — et c'est paradoxalement le problème. Parce que sans crise, il n'y a pas d'urgence. Et sans urgence, l'équipe autour de Khaled — dont beaucoup sont dans l'entreprise depuis plus longtemps qu'il n'est en vie — ne voit aucune raison de changer.
Khaled a essayé d'apporter de nouvelles idées. « Et le e-commerce ? Et la marque de distributeur pour les détaillants européens ? Et une gamme premium ? » Son directeur commercial a hoché la tête poliment. Rien ne s'est passé.
Ce dont Khaled a besoin, ce n'est pas plus d'idées. Il a besoin de savoir laquelle est la bonne — et il a besoin de quelqu'un qui peut lui dire la vérité sans politique, sans protéger un territoire, sans la pensée inavouée de « pour qui il se prend, ce gamin, pour changer ce qu'on fait depuis 30 ans ? »
Ce qui empêche Khaled de dormir :
- Un business stable mais stagnant sans direction stratégique
- Une organisation qui ne challenge pas, ne pousse pas, ne change pas
- Le poids personnel d'un héritage familial — et le besoin de définir le sien
- Aucune voix externe de confiance pour couper à travers la politique interne
- La peur que ne rien faire soit le plus grand risque de tous
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